
Roxane Tremblay
Depuis la mise à pied de Jacques Martin, remplacé par un entraîneur unilingue anglophone, les partisans du Canadien ont trouvé un prétexte en or pour relancer le débat "sur la place des francophones dans l'équipe". Et ça chiale et ça réclame plus de joueurs qui parlent français et un entraîneur bilingue… Mais parmi ces ardents défenseurs soit disant si amoureux de la langue française, combien la parle et l'écrive parfaitement? Combien font attention de ne pas ponctuer leurs conversations d'expressions anglophones? Combien iraient marcher sur la place publique pour la défendre bec et ongles? (environ 300 lors de la manifestation du 7 janvier dernier devant le Centre Bell). Et dans la vie de tous les jours, combien exigent d'être servis en français au Québec? Règle générale, jouer au hockey et bien s'exprimer en français font rarement bon ménage. Écoutez les entrevues à RDS ou autres postes de sports, ça ne vole jamais bien haut. Et ça ne date pas d'hier… Tant qu'à subir Jacques Martin, incapable d'aligner deux mots correctement lors d'un point de presse, j'aime mieux, pour l'instant, me contenter d'un Randy Cunneyworth. D'un coup qu'il nous ferait renouer avec la victoire…