Au début des activités d'automne du club de l'Âge d'Or de Saint-Jean-sur-Richelieu, j'ai été témoin d'un incident disgracieux, un geste que l'on condamne dans les cours d'école; l'exclusion. En vieillissant, il arrive régulièrement que nos forces physiques diminuent. Il y a donc quelques années, une entorse au règlement avait été faite, et ce, afin d'accommoder une participante en difficulté. Cette année pour une raison obscure, quelqu'un a décidé qu'il ne devait plus y avoir d'exception et comme elle était la seule qui avait ce privilège, ce changement ne visait que cette joueuse. Elle est devenue la cible des autres joueurs de son équipe, car une rumeur a commencé à circuler laissant croire que son équipe perdait plus souvent à cause d'elle. Elle a donc été exclue d'une activité qu'elle pratiquait depuis plusieurs années. Comment un groupe de personnes âgées peut-il interdire à une personne seule de participer à l'unique activité qui lui plaît, et ce, par souci de performance? Pouvons-nous, rendus à notre âge, jouer pour se divertir et non pour gagner? Il est toujours difficile d'accepter que quelqu'un vive du rejet. Je suis déçu de ceux qui ont adhéré à cette exclusion, et de la minorité qui a décidé de son sort. Par solidarité, j'ai cessé de faire partie de ce Club de l'Âge d'Or d'Iberville. À ce Club, la performance est secondaire, le plaisir et le respect sont prioritaires. Cet incident est déplorable. J'espère que cette lettre pourra sensibiliser tous les groupes de gens âgés d'éviter de reproduire ce genre de comportement. Jacques Poissant
Exclusion parmi les aînés
- Mardi, 21 Février 2012 00:00