
Guy Grenier
La Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu a adopté une prévision de 140,4 millions de dollars pour son exercice budgétaire 2012. C'est près de 5 millions d'augmentation par rapport au budget qui avait été prévu pour 2011, soit une hausse de 3,66 %. Notons que la Ville a excédé son budget prévisionnel pour l'année 2011 de près de 6 millions $. La grande part de ce dépassement de budget est liée aux mesures d'urgence nécessitées par les inondations printanières. Ce poste budgétaire s'est élevé à près de 4,5 millions, bien plus que les 25 000 $ qui avaient été prévus. 3,5 millions $ de cette dépense a été remboursée par le Gouvernement du Québec. L'année 2011 se soldera donc par un déficit de 471 138 $. La majorité des citoyens de Saint-Jean-sur-Richelieu verront leur compte de taxes augmenter. Seuls les habitants du secteur Saint-Jean verront leur facture légèrement réduite de 0,28 %. Ce résultat s'explique par l'expiration de dettes spécifiques à ce secteur. Les habitants de Saint-Luc paieront 2,71 % de plus, ceux de l'Acadie 3,05 %, ceux d'Iberville 3,32 % et finalement les résidents de Saint-Athanase subiront une augmentation de 3,59 %. Le maire Dolbec était bien fier de présenter un budget qui réfute les prévisions alarmistes plusieurs fois entendues au cours de l'automne. De son côté, le conseiller Gaétan Gagnon qui avait démissionné avec fracas du comité des finances s'est félicité d'avoir forcé la main de la Ville pour contenir ses dépenses. Il a tout de même voté contre le budget qui selon lui cache des choix difficiles pour l'avenir. " La hausse de taxes [cette année], c'est minime par rapport à ce qui s'en vient. C'est comme une carte de crédit, quand on ne paye que le minimum, un jour ça nous rattrape ", explique le conseiller Gagnon.