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Ven05182012

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Publi-reportage  


Meubles Denis Riel inaugure sa section d'électroménager

Meubles Denis Riel inaugure sa section d'électroménager

Mardi, 20 Decembre 2011

Isabelle Laramée

C'est lors d'une soirée V.I.P. le 23 novembre dernier que l'entreprise familiale bien connue des Johannais a procédé à l'inauguration ...

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Germain Laplante : 60 ans dans le milieu de l'alimentation

Par Nathalie Slight

Avec deux IGA à Iberville et un à Farham, Germain Laplante en a fait du chemin depuis l'acquisition d'une minuscule épicerie dans les années 50. Aujourd'hui âgé de quatre-vingt-trois ans, le sympathique homme d'affaires, propriétaire du Carrefour Laplante est toujours aussi passionné qu'à ses débuts. Cette année, il célèbre ses soixante années passées dans le domaine de l'alimentation.


À 23 ans, Germain Laplante achète sa première épicerie

Il y a 60 ans, Germain Laplante travaillait à l'usine Singer comme bon nombre de Johannais. Suite à un malentendu avec l'un de ses supérieurs, il se retrouve sans emploi. " Un mal pour un bien " comme le dit si bien l'homme d'affaires puisque déjà à 23 ans, il possédait l'étoffe d'un entrepreneur. " De retour à la maison suite à mon renvoi, ma femme m'a envoyé acheter du lait au Marché National. Surpris de me voir en plein milieu de la journée, le propriétaire de la petite épicerie a écouté mon récit de perte d'emploi. Croyez-le ou non, il m'a offert sur-le-champ d'acheter son commerce ". Germain Laplante est donc revenu à la maison avec un sac de lait et… des papiers officiels attestant la vente de l'épicerie qu'il venait tout juste d'acquérir pour la modique somme de 9000 dollars. " Les papiers de vente n'étaient pas encore signés que j'avais déjà engagé ma sœur Régina. Comme je suis joueur de tours à mes heures, elle croyait que je blaguais… jusqu'à ce qu'elle se retrouve derrière la caisse du Marché National ". Les cinq premiers mois, Germain et sa sœur Régina manœuvrent seuls la petite épicerie. " Régina servait les clients et moi, je m'occupais de tout le reste y compris de la livraison à vélo, qui a fait doubler le chiffre d'affaires en quelques semaines " se rappelle fièrement Germain Laplante. " La première année, nous avons vendu 45 000 $ de produits alimentaires. Aujourd'hui, nous vendons ça… à l'heure! ".


Petite épicerie deviendra grande

Dix ans après s'être porté acquéreur du Marché National, Germain Laplante tourne une page d'histoire. " Avec ses 7 pieds par 27 pieds, des dimensions à peine plus grandes que mon bureau actuel, l'emplacement original rue Laurier était désuet " explique l'homme d'affaires. Ce dernier installe le Marché National de l'autre côté de la rue, dans de nouveaux locaux mieux adaptés aux besoins de sa clientèle toujours croissante. Dans les années 70, Germain Laplante s'établit de l'autre côté de la rivière alors qu'Iberville connaît un développement immobilier fulgurant. " À chaque fois que j'empruntais la route 104, je disais à qui voulait bien l'entendre qu'un jour j'achèterais un terrain à Iberville pour y ériger une nouvelle épicerie ". Il fallait être visionnaire pour déceler le potentiel du terrain situé à l'angle de la deuxième avenue et du boulevard d'Iberville puisqu'il abritait au départ une cour à scrape. " J'ai dû effectuer pas moins de 100 voyages de camion bien plein pour nettoyer le terrain avant d'y entreprendre la construction de ma nouvelle épicerie", explique-t-il. Au moment de ce deuxième déménagement, le secteur de l'alimentation est en pleine ébullition : les épiciers joignent des groupements d'achats et forment de grandes chaînes d'alimentation. " J'ai été l'un des membres fondateur de la chaîne Provigo qui se nommait au départ FDL pour Foire de l'Alimentation " partage Monsieur Laplante.


Un vent de changement

Bien ancré en sol ibervillois, le marché d'alimentation de Germain Laplante a connu plusieurs phases de croissance. " Avant la construction du Carrefour Laplante, mon marché d'alimentation se trouvait tout au coin du terrain, là où se situe la Pharmacie Uniprix aujourd'hui ". Au fil des années, le marché d'alimentation a également changé de nom, passant de FDL, à Provigain, à Provigo et finalement IGA. Pourquoi ce changement d'équipe ? Tout simplement parce que lorsque le groupe Provigo a ouvert un Maxi à Saint-Jean-sur-Richelieu, Monsieur Laplante payait plus cher tous ses produits. " Une concurrence totalement déloyale! Voilà pourquoi j'ai changé pour IGA " explique avec aplomb celui qui ne s'en laisse pas imposer en affaires. Monsieur Laplante va même jusqu'à se faire concurrence lui-même en ouvrant un deuxième marché d'alimentation IGA sur le boulevard d'Iberville. " Si je n'avais pas ouvert un deuxième marché d'alimentation à Iberville, un autre l'aurait fait. Vaut mieux se faire concurrence soi-même que de subir la concurrence de quelqu'un d'autre " lance celui qui avait également ouvert précédemment un Marché IGA à Farham.


D'hier à aujourd'hui

Maintenant âgé de 83 ans, Germain Laplante se présente chaque matin à son bureau situé au Carrefour Laplante. S'estimant trop jeune pour prendre sa retraite, il délègue par contre de plus en plus aux membres de sa famille. Père de sept filles dont trois sont impliquées de près ou de loin dans son entreprise, sans compter d'autres membres de la famille, Monsieur Laplante a transmis l'amour de l'alimentation à son petit-fils Daniel St-Jean. Ce dernier est propriétaire des deux Marché IGA à Iberville depuis janvier 2011. " Je suis très fier que mon petit-fils Daniel assure ma relève. Tout comme moi, je lui souhaite de célébrer un jour ses 60 ans dans le domaine de l'alimentation! " partage Monsieur Laplante qui profite un peu plus de la vie depuis qu'il a passé le flambeau, son travail hebdomadaire ayant passé de 80 heures à " seulement " 40 heures. Monsieur Laplante termine notre entretien par un bilan de ses soixante ans passés dans le magnifique domaine de l'alimentation. " Malgré tous les changements depuis les années cinquante, une chose reste : l'épicerie nous permet d'entrer dans le quotidien des gens ce qui représente à mes yeux un grand privilège! ". Germain Laplante ne regrette qu'une seule chose : l'ouverture des épiceries le dimanche. " Auparavant, cette journée était destinée à la famille, une tradition qui s'est malheureusement perdue. Le but ultime d'un marché d'alimentation, c'est de permettre aux gens de prendre de bons repas en famille. J'aimerais que cet aspect convivial se poursuivre… même s'il est possible aujourd'hui de faire l'épicerie à tout moment de la semaine" conclut-il sur une note nostalgique.


En encadré :

Daniel St-Jean : prendre la relève d'un pilier en alimentation

Adolescent, Daniel St-Jean cumulait trois emplois : au dépanneur ainsi qu'aux deux IGA de son grand-père à Iberville. " Je travaillais beaucoup et… somnolais beaucoup sur les bancs d'école " partage le nouveau propriétaire des deux marchés d'alimentation IGA. " À 20 ans, lors d'une visite à mon grand-père, il m'a lancé l'idée de devenir propriétaire du dépanneur qu'il possédait. Même si je n'avais aucune expérience, je me suis lancé dans cette aventure… qui a duré 16 ans! ". 2011 marque un tournant dans la carrière de Daniel St-Jean, puisqu'il prend le relais de son grand-père en devenant propriétaire des deux marchés d'alimentation à Iberville. " Depuis mon arrivée, je n'ai fait qu'assurer la continuité des choses. Aucun grand changement, tout simplement parce qu'on ne change pas une formule gagnante. Toujours propriétaire du Carrefour Laplante, grand-papa vient faire quotidiennement son tour au IGA. Il vient me " voler " une pomme comme il le dit si bien. Il profite aussi de l'occasion pour saluer les employés, dont certains sont là depuis plus de 40 ans ". Daniel St-Jean est père de deux enfants âgés de 6 et 4 ans. Une troisième génération d'épicier en préparation ? " Il est trop tôt pour le dire. Chose certaine, si ma fille et mon garçon sont intéressés par le domaine de l'alimentation, ils auront chacun leur IGA " conclut Daniel St-Jean, en riant de bon cœur à la manière de son grand-père.

Marché Laplante IGA : deux adresses

420, 2e Avenue, Saint-Jean-Sur-Richelieu

435, 9e Avenue, Saint-Jean-Sur-Richelieu


Gilles Jourdain : doyen des employés au Marché Laplante IGA

Gilles Jourdain travaille depuis 41 ans au Marché Laplante qui portait autrefois le nom du Marché FDL. " J'ai commencé ici à l'âge de 15 ans en tant qu'emballeur aux caisses. Pour moi, Germain Laplante représente une figure paternelle. C'est lui qui m'a élevé! ", partage celui qui occupe aujourd'hui le poste d'assistant-gérant. Ce dernier décrit Germain Laplante comme un " bien bon boss ". Même s'il n'est plus propriétaire du IGA situé au Carrefour Laplante, Germain Laplante vient faire son tour chaque matin pour chercher son journal et saluer les employés. " Au cours des années, j'ai été témoin de plusieurs gestes de compassion de la part de Germain Laplante. Je l'ai vu prêter sa voiture à un employé originaire de Gaspésie afin qu'il puisse visiter sa famille. Il a laissé partir un jeune voleur pris en flagrant délit après avoir conversé avec lui. Au lieu de lui montrer la porte, il a conseillé à un employé aux prises avec un problème d'alcoolisme de suivre une cure de désintoxication pour le reprendre ensuite dans l'entreprise. Je me rappelle également d'un soir de décembre où il a ajouté un gâteau aux fruits à tous les paniers de Noël destinés aux familles défavorisées de la région : un cadeau payé de sa poche! Germain Laplante est non seulement un homme d'affaires, mais également un homme de cœur " conclut Gilles Jourdain.


Richard Laplante : doyen des employés au Marché Laplante IGA

À l'emploi du Marché Laplante IGA depuis 42 ans, Richard Laplante ne changerait d'emploi pour rien au monde. " Lorsque j'ai débuté à travailler pour Germain Laplante, le marché d'alimentation se trouvait au coin de la 2e avenue et du boulevard d'Iberville. Les dimensions étaient beaucoup plus petites. Aujourd'hui, même si le IGA est plus grand et qu'il compte beaucoup plus d'employés, Germain Laplante a su conserver l'esprit familial. Je crois que c'est pour cette raison que les gens apprécient faire leur épicerie ici, parce qu'ils font eux aussi partie de notre grande famille " affirme-t-il.


M. Gilles Dolbec, maire de Saint-Jean-sur-Richelieu

Le Maire de Saint-Jean-sur-Richelieu, Gilles Dolbec, est impressionné par le cheminement de Germain Laplante. " Il a débuté en alimentation avec un tout petit commerce de coin de rue et aujourd'hui, il est un homme d'affaires accompli qui possède plusieurs business non seulement en alimentation, mais également dans le domaine de l'immobilier. Pour ce faire, il faut avoir la bosse des affaires, savoir flairer les excellentes opportunités et posséder une bonne vision concernant l'avenir " partage Gilles Dolbec. " Un autre mot qui décrit le cheminement de Germain Laplante est ténacité. Je ne connais aucun homme d'affaires qui évolue depuis 60 ans dans le même domaine qui n'a pas rencontré d'embûches. Il faut du courage et de la ténacité pour être toujours aussi fort après 60 ans de carrière. Définitivement, Germain Laplante est un exemple à suivre pour les jeunes entrepreneurs d'aujourd'hui " conclut Monsieur le Maire.