Par Yves Rivard
Le mouvement Coalition pour l'avenir du Québec est devenu le parti politique Coalition Avenir Québec (CAQ). À travers ses entrevues télévisées, François Legault vise à insuffler un vent de renouveau au Québec. Si l'on ignore pour l'instant s'il y aura effectivement du renouveau, par contre, on le sait, du vent, ça, il y en a. Le 14 novembre dernier, François Legault et Charles Sirois ont dévoilé le plan d'action visant à relancer le Québec. La CAQ a donc été fondée sous la direction de monsieur Legault, ce dernier promettant ainsi mer et monde aux électeurs, alors que le Québec est en déséquilibre budgétaire majeur et que les syndicats sont tout puissants. Mais l'homme est présentement en opération séduction. Alors, soudainement, il y aurait de l'argent pour les enseignants ? Soudainement, Hydro-Québec accepterait de couper 4000 employés, générant des économies de 600 millions $ ? Couper 300 millions $ dans les commissions scolaires ? Le vent de renouveau pourrait bien se révéler être une tornade, bien que tout le monde soit d'accord pour faire le ménage. Sauf si l'on travaille dans l'un de ces secteurs, bien entendu. Par contre, pas de réponse au sujet d'enjeux importants, dont notamment ceux portant sur la place que veut prendre le privé dans le système de santé, une réelle terreur, quand l'on entend ce qui se passe dans les résidences pour gens du 3e âge, gérées par le privé. Il veut aussi réduire la taille du régime d'assurance médicaments en utilisant davantage les produits génériques et en réduisant les honoraires des pharmaciens, alors que ceux-ci viennent tout juste de voir leur pouvoir augmenter, leurs revenus du même coup. Du renouveau avec des vieux de la vieille ? Peu probable. Si, actuellement, on peut parler d'une vague, il ne faudrait toutefois pas surfer sur un effet de mode. " Qui vivra, (on) verra ", comme le dit le proverbe.