Yves Rivard
Impossible d'ouvrir le téléviseur, l'écran d'ordinateur ou la radio sans entendre des politiciens, économistes et journalistes parler du marasme économique actuel, celui qui pourrait mener à la fin de l'euro. Et à un nouveau monde. En fait, pour être plus clair, le président français Sarkozy et la chancelière allemande Merkel, qui s'entendent apparemment comme larrons en foire (et ce, bien que l'Allemagne ait terminé l'année dernière ses paiements en dommage issus indirectement de l'infâme Traité de Versailles!) ont déclaré que si l'Italie fait faillite, ce sera la mort de l'euro. Selon l'OCDE, la crise des dettes souveraines et la faiblesse de l'économie US freinent déjà l'économie de plusieurs pays. Pour 2012, l'OCDE prévoit une croissance presque nulle dans plusieurs pays d'Europe et une croissance faible aux États-Unis (2 %) et au Canada (1,9 %). La solution a été présentée. Et devinez quoi ? Elle permettra une mainmise totale sur les gouvernements européens membres de la zone euro, soit la mise en commun des dettes et l'intervention massive de la Banque Centrale (lisez bien ce qui suit) " en échange de mécanismes visant à assurer que les états membres gèrent rigoureusement leurs finances. " Question : lorsqu'une gigantesque institution financière possède un tel pouvoir de décision sur un continent entier, on appelle ça comment ? Oligarchie ? Corporatisme ? Mussolini, lui, avait trouvé le terme fascisme. Un mégabanquier, vous savez comment ça pense ? Rarement à gauche, rarement au centre. Toujours à droite. Comme le prouve l'Histoire, lorsque les nations vivent des crises, elles se tournent vers des gouvernements de droite. Malheureusement, et avec tout ce que cela implique. Un gouvernement de droite, une récession mondiale profonde, et plus de sacoche permettant au Canada et au Québec de lancer des travaux d'infrastructures et d'éviter le pire. Elle est pas belle la vie que ces grands administrateurs nous offrent ? J'oubliais : Joyeux Noël.