Yves Rivard
Le projet de loi 120 concernant les campagnes à la direction des partis politiques vient d'être adopté, loi qui s'ajoute aux quatre autres adoptées en 2010 et 2011. En lisant ce qui suit, vous pourriez éprouver un drôle de sentiment de déjà-vu… Rappelons ces nouvelles réglementations : 1) la Loi anti-prête-noms en matière de contribution électorale 2) la Loi augmentant les pouvoirs de contrôle du directeur général des élections, 3) la Loi concernant le financement des partis politiques 4) la Loi concernant le processus électoral (qui donne plus d'outils au DGE). Selon le ministre Vallières, " ces cinq nouvelles lois placent le Québec à l'avant-garde tant sur le plan du financement des partis politiques que sur le plan de l'exercice du droit de vote. Les sanctions pour les infractions seront dorénavant beaucoup plus sévères et dissuasives, étant en moyenne quatre fois plus élevées que dans les autres provinces ". Le Québec est la seule province où les infractions les plus graves aux règles de financement des partis politiques sont considérées comme des manœuvres électorales frauduleuses. Ce qui ne peut donc que donner froid dans le dos lorsqu'on songe à ce qui doit alors être toléré ailleurs… Ainsi, la nouvelle Loi concernant les campagnes à la direction des partis propose " un ensemble de règles pour encadrer le financement et le contrôle des dépenses des campagnes à la direction des partis ". Étonnant. Je croyais, tout comme le DGE, qu'il existait déjà de telles lois… En résumé : des politiciens voteraient des lois qui vont leur rendre la vie plus difficile, et nous disent que " maintenant ", tout va bien aller. Du moins, jusqu'à ce que l'on réussisse à contourner ces nouvelles lois et que, dans 20 ans, on fasse une nouvelle réforme qui fera en sorte que " maintenant ", ça ira bien mieux.