Guy Grenier
En ce début d'année 2012, deux députés québécois ont fait le choix de changer de décor. Le député de La Prairie à l'Assemblée nationale, François Rebello, et la députée de Saint-Maurice-Champlain à la Chambre des Communes, Lise St-Denis.
Dans le cas de Lise St-Denis, passée du NPD au PLC, il s'agirait d'une bonne nouvelle selon le député de Saint-Jean, Tarik Brahmi. " C'est un gain de ne plus avoir une personne qui ne travaille pas dans le même sens que le Parti ". Quant au geste posé, Tarik Brahmi est clair : " Un député qui veut changer de parti devrait démissionner. C'est une rupture du contrat avec les électeurs ". Cette position est d'ailleurs portée par le NPD qui a déposé un projet de Loi qui forcerait la démission des députés quittant leur parti.
Bien qu'il n'entrevoie pas de raisons de quitter le NPD, le député de Saint-Jean est sans équivoque à savoir qu'il démissionnerait de son poste de député si jamais il décidait de changer d'allégeance.
Le député péquiste de Saint-Jean, Dave Turcotte, a quant à lui exprimé plus de rancœur à l'égard de son ancien collègue du Parti Québécois, maintenant au sein des troupes de François Legault.
" Ça prend du culot, pour dire à tout le monde que sa priorité c'est la souveraineté et l'environnement et que c'est ce qui justifie qu'il rejoigne la CAQ ", en parlant des maladroites explications fournies par François Rebello. Questionné à savoir comment il se comporterait en telle situation, le député Turcotte a spécifié : " je passerais par une élection, mais ça n'arrivera pas, je reste au Parti Québécois ".
" De toute façon, les vire-capot se font toujours battre " selon Dave Turcotte. C'est d'ailleurs le sort que les gens du comté d'Iberville avaient réservé à André Riedl, après qu'il eut changé de parti à la veille de la dernière élection.
Le bureau de la députée d'Iberville a été contacté dans le cadre de la rédaction de cet article. Madame Bouillé n'a pas souhaité commenter ces récents événements.